Communistes libertaires de la CGT

Vers un mini Programme commun des partis de gauche, des syndicats et des associations ?

jeudi 27 juin 2019

La gauche gouvernementale est éparpillée façon puzzle. Et chaque morceau propose, sous une forme ou une autre, de reconstruire une maison commune qui associerait plus ou moins associatifs et syndicalistes (en toute indépendance tu penses Hortense...!).

Et voilà que six responsables syndicaux de haut rang* valident ce schéma dans une tribune publiée le 14 juin dans l’Humanité : « Les luttes sociales ont besoin d’une construction à gauche ».

Les signataires constatent à juste titre que « l’absence d’alternative... pèse lourdement sur l’action du syndicalisme de transformation sociale ». Si on passe avec bienveillance sur cette formule creuse qui s’est substituée à l’historique revendication de socialisation des moyens de production, il est évident que la désorientation politique des travailleurs explique en partie les difficultés à mobiliser vers la grève générale qui nous manque pour bloquer les attaques de la bourgeoisie depuis une décennie.

Mais les signataires n’ont rien d’autre à proposer que d’en finir avec la « dispersion des listes... les divisions publiquement affichées...les déclarations intempestives » pour construire un programme minimum : répartition des richesses, harmonisation sociale et fiscale européenne, environnement et services publics. En somme le Programme commun PCF/PS/MRG/CGT ds années 1970, en beaucoup moins ambitieux !!!

Que les réformistes se mettent d’accord au delà des ridicules prétentions hégémoniques de leurs groupuscules réalités et qu’ils surmontent l’arrogance des egos de leurs chefs : pourquoi pas ! Mais où cela ferait-il un projet alternatif qui donnerait confiance aux travailleurs ?

Oui il manque un espoir politique, un projet émancipateur crédible. Mais ce ne sera pas une nouvelle illusion électoraliste qui fera l’affaire. C’est une vraie alternative, celle de l’émancipation des travailleurs par eux-mêmes, qu’il faut rebâtir. Et c’est dans les racines de la fondation de la CGT que nous trouverons les inspirations utiles à l’abolition du salariat, à l’autogestion, au collectivisme.

*Aschieri, Canon, Delecourt, Rolet, Turbet-Delof, Talbot.

Débats du 52° congrès

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