Communistes libertaires de la CGT

CEC du 3 septembre : lucidité et aveuglement

dimanche 15 septembre 2019

Il est toujours difficile à la simple lecture des comptes-rendus de la CEC et du BC de comprendre précisément la teneur des débats, et plus encore les divergences éventuelles qui s’y expriment. Tout est dit à formules vagues voir par sous-entendus.

Pourtant derrière les lignes du compte-rendu de la séance du 3 septembre 2019 on peut lire clairement le désarroi des dirigeants confédéraux qui semblent découvrir l’ampleur des dysfonctionnements dans la CGT, de l’entreprise aux fédérations en passant par les structures territoriales. Lucides enfin pourrait-on se réjouir si ce constat évoqué ne masquait un effondrement politique et démocratique généralisé et une paralysie qui dans maints endroits confine à la quasi disparition de la CGT...

Ce constat sévère posé par la CEC ne conduit cependant ni à une analyse des raisons, ni à une remise en cause quelconque de la routine, sauf l’exhortation faite à eux-mêmes aux membres de la CEC d’être plus souvent sur le terrain...

Pas d’analyse profonde sur les causes externes, pas plus sur les causes internes : orientations générales, pratiques bureaucratiques, luttes de clans opaques, dérives morales des permanents à vie...

Sans réponse forte à la crise interne, la CEC propose donc... de continuer tout pareil ! Ainsi l’importance accordée à juste titre aux prochaines élections dans les TPE débouche sur la nécessité de faire travailler ensemble fédérations et territoires ! Original en diable !

Alors que la participation aux élections dans les TPE et la question de la syndicalisation des salariés des Très Petites Entreprises sont deux problèmes majeurs, aucune réflexion ne surgit sur l’intérêt du syndicat local d’industrie, pourtant le seul à même de puiser dans les grandes entreprises d’un bassin d’emploi les militants aptes à s’adresser à leurs collègues des petites boites car le lien de la convention collective existe et fonctionne, voir celui de la sous-traitance. C’est pourtant bien le syndicat local d’industrie qui concrétise le croisement des champs fédéraux et territoriaux !

Débats du 52° congrès

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